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Dialogue avec la Lune #13
Par Meredith - Jeudi 22 septembre 2005 |
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Cette première semaine de télé fut un véritable cauchemar, plus les jours passaient, plus le trac m’envahissait, je vis arriver le week-end avec soulagement ! On me fit savoir que des téléspectatrices auraient téléphoner tous les jours pour critiquer mes prestations et que déjà la production cherchait quelqu’un pour me remplacer. Mon petit égo le prit très très mal. Se produisit alors un évènement inattendu, une grève dure fut déclenchée à Antenne 2 sous prétexte que la journaliste Christine Ockrent aurait été engagée sur des bases salariales honteusement élevées comparées à celles pratiquées pour les autres personnes de la rédaction. L’interruption d’antenne avoisina les trois semaines, ce fut juste le temps qu’il me fallut pour me préparer psychologiquement et m’entraîner à parler face à une caméra. A cause de la grève tous les plateaux étaient inacessibles, la production ne put guère tester d’autres personnes, lorsque l’émission reprit, j’étais toujours l’astrologue en charge de la séquence. Je revins beaucoup plus forte dans ma tête, mes peurs s’évanouirent et je pris plaisir à dialoguer avec les parents des bébés chaque matin. Nous finîmes par apprendre que les fameuses réclamations faites au standardistes de la chaîne émanaient de l’entourage direct de l’astrologue que je remplaçais. Elles se présentèrent comme les ambassadrices de l’astrologue en question et sous prétexte que je faisais soi-disant une concurrence déloyale à leur patronne, elles n’hésitèrent pas à me menacer à mots couverts. Je les quittai sur le champ. Ma charmante collègue finit par se trahir quelques jours plus tard auprès de la productrice elle-même. Des personnes venues me consulter se seraient plaintes auprès d’elle de mes mauvais services. Tout le monde savait à la production que je n’avais jamais donné de consultations. Je n’entendis plus jamais parler de rien. Très vite, au courrier gigantesque que je reçus je pris conscience du dénuement moral dans lequel se trouvaient les gens. |
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